Une malédiction orange ?

Superbes pendant 57 minutes, les Plobsheimois ont laissé filer, une nouvelle fois, un succès qui leur tendait les bras, ce dimanche contre Metz. Et la situation du POC au classement reste précaire.


Les joueurs du POC n’ont pas été loin d’être les premiers à faire chuter les Messins. Photo DNA /Franck DELHOMME

Cette fois, le public orange y croyait vraiment. Même si au fond, il ne pouvait s’empêcher de trembler, même après le but de Mey qui avait offert trois longueurs d’avance au POC (30-27, 58e ).

Le souvenir des défaites à domicile contre Sélestat II (31-32) et Villers (34-35) était encore vivace. Les joueurs de Jean-Luc Kieffer n’avaient-ils pas déjà dilapidé leur avance dans les toutes dernières secondes ? Mais non, cela ne pouvait pas arriver une troisième fois. Et pourtant…


Cette 9e  journée a confirmé que les coéquipiers de Clément Loyau peuvent rivaliser avec n’importe qui dans cette poule 4. Metz arrivait ainsi en Alsace fort de ses huit victoires consécutives depuis le début du championnat.

Mais cette 9e journée a également montré toute la fébrilité qui s’invite dans les rangs oranges au moment de conclure. « La peur de gagner », ne pourra que constater Jean-Luc Kieffer après la rencontre.

Balmy, qui avait si souvent fait des misères aux Plobsheimois ces dernières saisons, ne semblait pourtant pas dans un grand jour. Au contraire de Jarty, excellent de bout en bout dans le but local (21 arrêts).

« On reste en danger »

Le duo Dhenin-Kempf plaçait le POC dans la bonne direction (5-2, 5e ). Le leader tanguait (7-4, 9e ), sans pour autant sombrer (10-9, 17e ).

Les Messins semblaient même enfin lancés à la 20e (10-11). Mais Plobsheim tenait bon (16-16 à la pause).

Les Lorrains étaient à nouveau ballottés en début de seconde période (18-16, 34e ). Il se replaçait en tête, mais seulement un court instant (18-19 à la 37e , 20-21 à la 39e ).

Le POC reprenait la main grâce à Dhenin (22-21, 40e ). Il avait plusieurs opportunités de prendre trois buts d’avance. Ratées. Qu’importe, puisque Jarty était infranchissable.

Et Boy Lumaswa parvenait enfin à faire le break (26-23, 49e ). Une balle de +4 était égarée et Metz restait à portée après plusieurs arrêts d’un Balmy retrouvé (27-26, 54e ).

Tout cela était oublié quatre minutes plus tard après le but de Mey sur son aile gauche (30-27). Mais la malédiction orange semblait déterminée à frapper à nouveau (30-30 à la 60e après d’incroyables erreurs). Wagner obtenait un penalty qui pouvait encore permettre d’y mettre fin. Dhenin butait sur Balmy et Sibille trompait Jarty à trois secondes de la sirène (30-31).

« L’équipe a affiché un bel état d’esprit. Mais on est devenu fébriles tout d’un coup, on a déjoué », regrettait Jean-Luc Kieffer. Ses joueurs occupent ce lundi matin une 10e  place très peu en rapport avec ce qu’ils sont capables de produire sur le terrain. Et ils n’ont plus qu’un petit point d’avance sur la zone rouge.


« On pouvait se donner de l’air. Là, on reste en danger. » Contre Semur (9e avec un point de plus), dimanche à domicile, il faudra à tout prix chasser les fantômes qui semblent actuellement hanter la POC Arena.


Par Simon GIOVANNINI - 05:00 - DNA

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