Les handballeurs de Plobsheim sont passés au savon solide

Les handballeurs de Plobsheim sont passés cette saison au savon solide. Une façon supplémentaire de réduire leur impact environnemental.


Le joueur de Plobsheim Yann Griesmar (à gauche) voulait travailler en circuit court et a contacté Maud Steininger, installée à Niederbronn. Photo DNA /S.G.

L’idée, forcément, est venue d’un joueur avec une conscience écologique un peu plus avancée. « Avec ma compagne, on fait très attention à consommer moins de plastique, à utiliser moins la voiture, explique Yann Griesmar, joueur de Plobsheim (Nationale 2) depuis 2014. On utilise aussi des savons solides depuis longtemps. »


Comme dans d’autres clubs, le covoiturage a été développé au maximum, les bouteilles en plastique remplacées par des gourdes, mais l’utilisation de savon solide n’avait pas encore gagné le vestiaire plobsheimois. « Je me suis dit que ça pouvait s’inviter dans la pratique sportive pour améliorer l’impact sur l’environnement. C’est un geste simple. »


"Travailler en circuit court, avec une savonnerie alsacienne"

Yann Griesmar (31 ans) a donc soumis l’idée à ses coéquipiers. « Je pensais me faire charrier, mais elle a été très bien accueillie (sourire). » Il restait alors à concrétiser la démarche, avec là encore un objectif bien précis. « Le but était de travailler en circuit court, avec une savonnerie alsacienne, pour que tout le monde soit gagnant. »


Il s’est donc tourné vers Maud Steininger (34 ans) qui, après avoir travaillé dans l’associatif, a lancé voilà un an son entreprise Alcedo, spécialisée dans les cosmétiques et de savons « certifiés bio » à base d’eau minérale naturelle des Vosges du Nord.


« Le sport est un milieu où il faut aussi sensibiliser. Ce n’est pas évident de changer ses pratiques, mais c’est plutôt bien reçu », souligne l’entrepreneuse installée à Niederbronn, badiste et traileuse à ses heures perdues.


Les joueurs de Plobsheim se lavent désormais avec son savon « 100 % biodégradable ». Donc sans additifs et sans contenant en plastique.


Yann Griesmar espère maintenant que la démarche sera « pérennisée » et s’étendra même à d’autres équipes du POC. D’aucuns trouveront peut-être dérisoire la démarche au regard des enjeux environnementaux. D’autres diront que tous ces petits gestes comptent. « Ils peuvent avoir de grands impacts », conclut avec justesse Maud Steininger.


Par Simon GIOVANNINI - 16 nov. 2022 à 06:00 DNA

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